Parasites digestifs

  • Les maladies parasitaires chez le gecko léopard

    Le gecko léopard (Eublepharis macularius) est un petit lézard facile à entretenir en captivité, à nourrir et s’adapte sans problème à des conditions de vie difficiles. Il s’agit d’un animal robuste, mais il est parfois sujet à des pathologies ; en l’occurrence, les maladies parasitaires chez le gecko léopard peuvent lui être fatales.

    maladies parasitaires chez le Gecko léopard Gecko Léopard

    Qu'est-ce qu'il faut savoir sur le gecko léopard ?

    Le reptile appartient à la famille des Eublepharidae. Comme pour l’ensemble des espèces de son ordre, sa commercialisation et sa possession sont règlementées par la Convention de Washington (CITIES). Le gecko léopard peuple les régions semi-désertiques de l’Afghanistan, du Pakistan ainsi que du Nord-ouest l’Inde.

    L’animal mesure une vingtaine de centimètres environ. Il possède un corps trapu porté par des pattes filiformes et complété par une queue très massive. Il est facilement identifiable grâce à ses taches foncées (noires ou marron) sur une robe beige ou jaune. Ce minuscule saurien est crépusculaire et nocturne.

    En captivité, il peut contracter différentes maladies. Celles-ci sont essentiellement des troubles parasitaires internes, métaboliques (ostéofibrose, lipidose hépatique), gynécologiques (rétention d’œufs), mécaniques (obstructions intestinales) et dermatologiques (sensibilité aux UVB).

    Les maladies parasitaires du reptile

    Eublepharis macularius est souvent victime d’oxyuridose. C’est une parasitose intestinale causée par des nématodes appelés oxyures. L’animal est directement infecté par ingestion des œufs du parasite présents dans le sol ou le substrat. En captivité, les cas sont plus graves, cela en raison d’un régime alimentaire modifié. L’oxyuridose se manifeste par une diarrhée et se soigne assez facilement.

    Ensuite, il y a les coccidioses et la cryptosporidiose en particulier. De multiples protozoaires digestifs sont responsables de ces pathologies, dont le Cryptosporidium pour la cryptosporidiose. Le gecko leopard est impuissant face à ces maladies, et celles-ci provoquent beaucoup de morts chez les spécimens captifs. Les traitements contre les coccidioses et la cryptosporidiose sont en général inefficaces.

    Nous espérons que notre sujet d’aujourd’hui sur le gecko léopard et ses maladies parasitaires internes. Si vous avez des questions, c’est avec plaisir que nous y répondrons.

    Pour ceux qui en ont déjà un, vous pouvez réagir à notre article et partager vos expériences avec la communauté s'il a été victime de ces maladies parasitaires.

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    La team Savannah

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  • Les parasites internes chez les reptiles

     

    Parasites digestifs  : une menace pour les reptiles captifs

    maladie reptiles Un examen de la cavité buccale permet de déceler un développement des parasites internes

    Maladies reptiles - parasites internes

    En captivité, les espèces reptiliennes sont souvent infectées par les maladies causées par les parasites. Il est difficile pour l’éleveur ou le propriétaire d’identifier l’origine des pathologies. La meilleure solution à ce problème est l’expertise d’un vétérinaire. Les protozoaires, les nématodes - acanthocéphales et les plathelminthes sont les principaux facteurs des parasitoses digestives.

     Ce qu’il faut savoir sur les parasites

    Dans le processus d’infection, ces entités possèdent 2 cycles : direct et indirect. Quand ils ont un cycle direct, ces parasites restent inoffensifs pour les espèces captives. Par contre, ceux avec un cycle indirect, c’est-à-dire infection par le biais d’une autre espèce animale, sont très dangereux. Les parasites internes chez les reptiles causent généralement des symptômes telles la déshydratation, la perte de poids, la léthargie, la régurgitation, la diarrhée et la présence de sang dans les matières fécales.

     Les protozoaires

    protozoaire protozoaire

    Ce sont des corps unicellulaires qui, au contraire des bactéries, possèdent un noyau. Ils présentent de multiples espèces de parasites. Les protozoaires infectent ainsi les reptiles élevés en captivité. Ce sont principalement des amibes, flagellés, ciliés, coccidies et cryptosporidies.

    Chez les amibes, seule l’espèce Entamoeba invadens provoque des maladies chez les reptiles. L’Entamoeba invadens n’est pathogène que pour les carnivores et les insectivores. Les cas chez les herbivores sont extrêmement rares, mais ils sont possibles.

    Chez les flagellés, les Monocercomonas, Hexamita, Hexamastix, Hypotrichomonas, Tetratrichomonas et Tritrichomonas sont responsables de graves inflammations intestinales mortelles chez les reptiles. Ils peuvent aussi être à l’origine de troubles rénaux, de pneumonies et agissent sur la fécondité.

    Les ciliés ne présentent qu’une seule espèce pathogène pour l’ordre reptilien. Il s’agit du Balanthidium. Ce dernier cause de graves infections intestinales quand il se trouve en grand nombre.

    Les coccidies touchent surtout les caméléons et les tortues, terrestres ou marines. Ces protozoaires sont responsables d’entérite fatale, des troubles hépatiques et des lésions au niveau du cerveau.

    tortue-hermann

     

    Pour le règne reptilien, les cryptosporidies sont très dangereux. Cette espèce de protozoaire cause souvent des pathologies mortelles. Elle est en mesure de provoquer des épizooties. Les cryptosporidies sont transmissibles entre reptiles.

     Les nématodes et les acanthocéphales

    Nématode Nématode

    Les principaux nématodes reptiliens sont les oxyuridés, hétérakidés, spirures, capillaires, ascaridés, anisakidés et les strongles. Les nématodes ne sont pas nombreux à être pathogènes. Ils sont presque tous des commensaux, c’est-à-dire qu’ils ne provoquent pas de troubles organiques directs. Comme c’est le cas des oxyuridés, capillaires et spirures. Cependant, une hausse importante de leur quantité peut devenir très problématique pour l’hôte. Quant aux anisakidés et les strongles, ils sont bien pathogènes.

    Les acanthocéphales contaminent son hôte par un cycle indirect. L’agent pathogène infecte en premier lieu un arthropode, nourriture de quelques reptiles. Après infection, aucun signe clinique n’est détectable.

     Les plathelminthes

    Le groupe des plathelminthes est caractérisé par les trématodes et les cestodes. Ce sont tous les deux des vers plats habitués des tubes digestifs des animaux vertébrés. Le ténia est l’espèce de cestodes la plus connue. Pouvant atteindre les 10 mètres de long, il peut aussi contaminer l’homme. Il en est de même pour certaines espèces de trématodes. Les plathelminthes sont rares en captivité. Mais il y a des exceptions telles l’Oochoristica.

    Plus d'infos :

    Parasite of the Day mosmoni.com University animal hospital

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