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L’évolution embryonnaire chez les reptiles à écailles

Introduction

D’habitude chez les reptiles, il y a expulsion d’œufs peu de temps après la fécondation. Il y a donc peu d’interactions entre le petit et la mère. Un cas que l’on observe souvent chez les crocodiles et les tortues. Mais il n’en est pas toujours chez les squamates (Squamata) où on répertorie de nombreux cas de viviparité pour réduire l’influence de l’environnement sur l’embryogenèse. Le passage de la viviparité vers l’oviparité est aussi valable.

Un exemple rare parmi ces reptiles à écailles

Le lézard vivipare (Zootoca vivipara) est l’espèce qui illustre bien ces cas. Il est réputé pour être un reptile vivipare. Mais le mode de développement embryonnaire de l’animal peut changer en fonction du milieu ou des conditions climatiques. Dans le Nord là où les températures sont assez basses, Zootoca vivipara est vivipare. Mais en allant plus au Sud, le climat est plus doux, on peut donc rencontrer une population ovipare.

les reptiles
Zootoca vivipara

Ce qu’il faut savoir sur les reptiles à écailles (squamates)

Squamata est en réalité un ordre où l’on rencontre l’ensemble des reptiles à écailles qui modifient fréquemment leur peau. Ce sont essentiellement des serpents, des lézards et amphisbènes (une espèce très peu connue du public). Au sein du groupe, 20% des races possèdent un développement embryonnaire in vitro. La totalité du processus se déroule entièrement dans les parties génitales des femelles. Ces dernières expulsent des petits intégralement formés.

Ensuite, il y a les espèces chez lesquelles l’embryogenèse se passe en dehors des voies génitales. Le début du phénomène est marqué par l’expulsion d’œufs. Et enfin, on répertorie les spécimens qui possèdent un statut intermédiaire. Il y a ponte d’œufs mais une grande partie du développement de ceux-ci se déroulent in vitro (25 à 80%).

Les 2 phases du développement embryonnaire

Chez les squamates, l’embryogenèse est souvent caractérisée par 2 stades.

Le premier stade se rapporte à une diversification des différents tissus de l’embryon. Pendant ce stade, le petit, encore à l’état embryonnaire, ne consomme pas beaucoup d’oxygène. La prise de poids n’est d’ailleurs pas significative. Chez les espèces ovipares, quand cette étape arrive à terme, la ponte est réalisée. En dehors du corps des femelles, les embryons dans les œufs ont accès à une plus importante quantité d’oxygène.

Le second stade correspond à une croissance de la taille et de la masse de l’embryon. Cet accroissement implique évidemment une consommation d’oxygène plus considérable. Pendant cette phase, l’organisme embryonnaire devient alors un fœtus.

Les besoins métaboliques fœtaux

La femelle est soumise à de nombreuses contraintes durant la gestation chez les vivipares. Le fœtus nécessite une importante quantité d’énergie et d’oxygène pour son développement. Une situation qui met le métabolisme de la femelle à rude épreuve. Par exemple, une accélération du rythme cardiaque peut se produire afin de satisfaire les besoins fœtaux.

Chez les ovipares, le développement du fœtus est déterminé par la température pendant l’incubation. Si celle-ci est trop élevée, le corps fœtal connaît une croissance assez rapide. Mais au moment de l’éclosion, les petits seront moins robustes et l’abondance de nourriture sera vitale pour eux. Cette situation peut ne pas être problématique pour les spécimens captifs ; ces derniers bénéficient en général d’un nourrissage régulier.

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Bien reptilement à vous tous,

La team Savannah

https://savannah.fr/

Autres sources:

http://aerg.canberra.edu.au/library/sex_general/2004_Andrews_patterns_of_embryonic_development.pdf

https://embryology.med.unsw.edu.au/embryology/index.php/Lizard_Development